Objectif

Une loi forte et efficace sur la responsabilité des multinationales, pour que les multinationales respectent les droits humains

De nombreux pays européens disposent déjà de règles obligeant les multinationales à respecter les droits humains et les normes environnementales internationales dans leurs activités à l’étranger. Comme prévu, l’UE a elle aussi présenté, fin février 2022, une proposition de loi sur la responsabilité des multinationales à l’échelle européenne.

La carte ci-dessous montre un état des lieux des dispositions existantes en Europe en matière de responsabilité des multinationales.

Chypre

Chypre n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Hongrie

La Hongrie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

La République tchèque

La République tchèque n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Slovénie

La Slovénie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Slovaquie

La Slovaquie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Roumanie

La Roumanie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Malte

Malte n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Lithuanie

La Lituanie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Lettonie

La Lettonie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Croatie

La Croatie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Grèce

La Grèce n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Estonie

L’Estonie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Bulgarie

La Bulgarie n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Pologne

La Pologne n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Portugal

Le Portugal n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Danemark

Le Danemark n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Suède

La Suède n’a pas de loi propre sur la responsabilité des multinationales, les réglementations de l’Union européenne s’appliquent.

La Commission européenne a présenté une loi sur la responsabilité des multinationales avec un devoir de diligence étendu. Elle vise les entreprises à partir de 500 employés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires (à partir de 250 employés/40 millions pour secteurs à risque). Les multinationales de pays tiers sont également concernées si elles réalisent de tels chiffres d’affaires dans l’UE. La loi prévoit la mise en place d’autorités de surveillance nationales ainsi qu’une responsabilité civile des multinationales pour leurs filiales et leurs fournisseurs.

Norvège

La Norvège a adopté à l’été 2021 le « Transparency Act », qui entrera en vigueur le 1er juillet 2022. La nouvelle loi prévoit un devoir de vigilance en matière de droits humains et de conditions de travail, par exemple la garantie d’un salaire digne, tout au long de la chaîne d’approvisionnement. La loi s’appliquera aux entreprises à partir de 50 employés et sera appliquée par une autorité de protection des consommateur·trice·s habilitée à infliger des amendes et à prononcer des injonctions.

Luxembourg

Le Luxembourg ne dispose d’aucune loi spécifique sur la responsabilité des multinationales. Dans son accord de coalition, le gouvernement a néanmoins indiqué qu’il se pencherait sur la question et un groupe de travail gouvernemental rédige actuellement une proposition de loi. Le projet de directive européenne sur le devoir de vigilance, en cours d’élaboration par la Commission européenne, s’appliquera également au Luxembourg en sa qualité d’État membre de l’UE. 

Finlande

La ministre compétente a annoncé le 4 février 2022 vouloir présenter et adopter une loi nationale avant la fin de la législature (2023). Le coup d’envoi de cette mesure, annoncée dès 2019 dans le programme du gouvernement, a été donné en 2020 sous la forme d’une étude menée par Ernst & Young. Un groupe de travail du gouvernement a ensuite élaboré un projet de loi avec plusieurs représentant·e·s de l’économie et de la société civile. 

Après que la Commission européenne ait présenté son projet de directive en février 2022, le gouvernement a fait savoir en juin 2022 qu’il ne poursuivrait pas ses travaux sur une loi nationale jusqu’à la fin de la législature, mais qu’il se concentrerait sur la participation à la conception de la directive européenne.

Belgique

Le 2 avril 2021, des députés de cinq des sept partis au pouvoir ont déposé un projet de loi sur la responsabilité des multinationales au Parlement belge. Celui-ci propose l’instauration d’un devoir de vigilance, la possibilité d’engager la responsabilité civile des entreprises, ainsi que la création d’une autorité de contrôle qui, en cas de manquement, pourra prononcer des amendes jusqu’à 100’000 euros. Il propose également une application aussi bien aux multinationales qu’aux PME à haut risque.

Le projet est actuellement en discussion au sein d’une commission du parlement. À ce jour, 60 entreprises dont Aldi et Ben & Jerry’s ont annoncé leur soutien à une telle loi.

Autriche

Un projet de loi est actuellement en cours d’examen au parlement autrichien. Celui-ci prévoit un devoir de vigilance pour les entreprises, la possibilité d’engager leur responsabilité civile, un organe de contrôle, ainsi que des sanctions pénales en cas de manquement. Le projet de directive européenne sur le devoir de vigilance, en cours d’élaboration par la Commission européenne, s’appliquera également à l’Autriche en sa qualité d’État membre de l’UE.

Pays-Bas

Les Pays-Bas ont adopté en 2019 une loi sur le travail des enfants. Celle-ci prévoit un devoir de diligence en matière de travail des enfants tout au long de la chaîne de création de valeur. Une autorité de surveillance est chargée de contrôler le respect de cette obligation par les entreprises et peut infliger des amendes en cas de manquement. Dans les cas extrêmes, des peines de prison peuvent même être prononcées à l’encontre de membres de la direction d’une entreprise. Le Parlement et le gouvernement débattent actuellement d’un renforcement de la loi, pour qu’elle soit étendue à d’autres violations des droits humains ainsi qu’aux atteintes à l’environnement.

En parallèle, plusieurs procédures judiciaires contre des multinationales sont en cours devant les tribunaux néerlandais et des jugements ont déjà été rendus. 

Espagne

Début 2022, le gouvernement espagnol a annoncé son intention d’élaborer une loi sur la responsabilité des multinationales dans le courant de l’année. Celle-ci devrait comprendre un devoir de diligence étendu, s’appliquant à l’ensemble de la chaîne de valeur, une autorité de surveillance, le principe de responsabilité civile des multinationales, l’accès aux tribunaux espagnols pour les victimes et la possibilité d’actions collectives de la part d’associations.

Irlande

L’Irlande ne dispose pas encore de loi spécifique sur la responsabilité des multinationales, mais le gouvernement s’est engagé fin 2020 à examiner la question. Le projet de directive européenne sur le devoir de vigilance s’appliquera également à l’Irlande en sa qualité d’État membre de l’UE. 

Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne ne dispose d’aucune loi sur la responsabilité des multinationales, mais le système juridique britannique permet aux victimes de se saisir des tribunaux au titre du « duty of care », une sorte de devoir de vigilance établi par la jurisprudence. Les entreprises peuvent en effet être déclarées responsables si, par négligence, elles n’ont pas pris des mesures de précaution qui auraient pu empêcher un dommage. Les tribunaux britanniques ont en outre autorisé des actions en justice pour des faits imputables à des relations commerciales, et pas seulement aux filiales, des entreprises concernées ; les jugements y relatifs n’ont toutefois pas encore été rendus. En automne 2021, un groupe de multinationales telles que Microsoft, Nestlé ou Unilever ont demandé au gouvernement britannique de présenter une loi ambitieuse sur la responsabilité des multinationales, afin de ne pas se laisser distancer par l’UE.

France

La France a adopté en 2017 sa loi sur le devoir de vigilance, qui oblige les grandes entreprises (à partir de 5000 employé·e·s) à respecter les droits humains et l’environnement. La France a été l’un des premiers pays européens à introduire une telle législation. Les entreprises qui manquent à leur devoir de vigilance peuvent être assignées en justice par toute personne justifiant d’un intérêt à agir et s’exposent à des amendes élevées. Les personnes lésées peuvent également engager la responsabilité civile d’une entreprise pour obtenir des dommages-intérêts. Sept procédures judiciaires sont actuellement en cours.

Allemagne

À l’été 2021, le Bundestag allemand a adopté une loi sur le devoir de diligence dans les chaînes d’approvisionnement, qui entrera en vigueur en 2023. En plus d’imposer un devoir de vigilance étendu tout au long de la chaîne d’approvisionnement, la nouvelle législation instaure une autorité de surveillance qui pourra mener des contrôles et infliger de lourdes amendes en cas de non-respect des dispositions. À partir d’un certain montant d’amende, une exclusion des marchés publics pourra être prononcée. Dans un premier temps, la loi s’appliquera aux entreprises ayant plus de 3000 salarié·e·s sur le territoire allemand. Dès 2024, ce seuil passera à 1000 salarié·e·s.

Italie

L’Italie dispose d’une loi qui prévoit des amendes ou la confiscation de bénéfices si certaines violations des droits humains ou des délits environnementaux sont causés par un·e employé·e d’une entreprise ou par un tiers agissant dans l’intérêt de l’entreprise. L’entreprise peut toutefois échapper à la sanction si elle met en place un programme de « compliance ». Même s’il ne s’agit pas d’un modèle classique de loi sur la responsabilité des multinationales au sens des Principes directeurs de l’ONU, ce mécanisme se révèle efficace dans la pratique. Un projet de loi qui pourrait renforcer la législation actuelle est en outre en cours d’examen au parlement. 

Suisse

En Suisse, l’initiative pour des multinationales responsables a été acceptée en 2020 par la majorité des citoyen-ne-s, mais n’a pas obtenu la majorité des cantons. Il n’existe donc toujours pas de règles efficaces sur la responsabilité des multinationales dans notre pays. Un contre-projet à l’initiative est entré en vigueur début 2022, mais il s’agit d’un exercice alibi, qui ne fait qu’inciter les multinationales à produire davantage de brochures sur papier glacé.

  • Loi forte ou décisions de justice

  • Loi forte en discussion au gouvernement ou au parlement

  • Pas de loi spécifique, les réglementations de l’UE s’appliquent

  • Pas de loi forte, pas de réglementation de l’UE

La Suisse sera bientôt le seul pays européen sans loi sur la responsabilité des multinationales

En Suisse, il n’existe toujours pas de règles efficaces sur la responsabilité des multinationales. L’initiative pour des multinationales responsables a certes été acceptée par la majorité des citoyen-ne-s en 2020, mais elle n’a pas obtenu la majorité des cantons. Un contre-projet à l’initiative est entré en vigueur début 2022, mais il s’agit d’un exercice alibi, qui ne fait qu’inciter les multinationales à produire davantage de brochures sur papier glacé. Celles-ci n’auront toujours pas à répondre des dommages causés.

Le Conseil fédéral doit tenir sa promesse

Durant la campagne de votation sur l’initiative pour des multinationales responsables, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a toujours brandit l’argument que le Conseil fédéral souhaitait une loi suisse « coordonnée au niveau international » et que les multinationales en Suisse et dans l’UE devaient être mises « sur un pied d’égalité ». Avec la nouvelle loi européenne, il n’y a définitivement plus d’excuse.

C’est pourquoi nous lancerons à l’été 2022 une grande pétition adressée au Conseil fédéral : En 100 jours, nous voulons récolter 100’000 signatures auprès de la population, pour pousser le Conseil fédéral à élaborer, enfin, une loi sur la responsabilité des multinationales.

Sans notre pression politique, le lobby des multinationales au Parlement continuera d’empêcher la Suisse de suivre le mouvement en matière de responsabilité des multinationales. C’est pourquoi nous devons maintenir la pression sur le monde politique et montrer à l’opinion publique les conséquences d’une oasis réglementaire en Suisse : permettre à des multinationales comme Glencore de continuer à détruire les forêts tropicales, chasser des personnes de leurs terres ou recourir au travail forcé. Il est temps de mettre un terme à ces pratiques.

CE QUE NOUS FAISONS:

  • Sensibilisation du public: nous informons les médias et les citoyen-ne-s de la façon dont les multinationales suisses continuent à violer les droits humains et à ne pas respecter les normes environnementales à l’étranger.
  • Travail politique: notre objectif est qu’une coalition aussi large que possible au Parlement contribue à transformer la majorité populaire en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables en une loi efficace.
  • Mobilisation : avec nos sympathisant-e-s, nous faisons pression sur le Conseil fédéral et le Parlement, dans la rue et par des campagnes en ligne. Il s’agit de faire comprendre que notre mouvement reste mobilisé.
  • Collaboration avec un vaste réseau international : nous travaillons en collaboration avec des organisations à l’étranger, qui luttent elles aussi pour une plus grande responsabilité des multinationales et qui documentent des cas de violations des droits humains et de destruction environnementales.